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LES MILLE visages de BOUDDHA


Bouddha n’est pas un mais incalculable puisque la voie de l’Illumination (Boddhi) s’ouvre à tous. Il n’est ni Dieu ni messager de Dieu mais apôtre d’un Eveil, cheminement personnel qui s’attache à la nature de l’esprit humain, possible à tous les êtres.

« Croire au Bouddha est dangereux » martelait le Boudha historique (624-544 avant J-C) au sangha (communauté monastique qu’il fonde vers la fin de sa longue vie pour que moines et nonnes relayent ses enseignements) – la vérité réside dans l’exercice de l’esprit.
Les textes palis introduisent une triple graduation à l’Eveil :
- savaka bouddha ou arhat (auditeur), celui qui a atteint le nirvana (état / non état de fin de l’ignorance, de détachement de la vie terrestre et d’apaisement);
- paceka bouddha (bouddha solitaire), celui qui a trouvé seul la voie, sans être à même de la transmettre pour libérer autrui;
- samamsam bouddha (bouddha pur et parfait / samyaksambuddha), celui qui, parvenu seul à l’éveil pur et parfait (samyaksamboddhi), embrasse la carrière de boddhisatva et diffuse la dharma (l’agrégat des enseignements bouddhiques / la loi).


L’usage commun limite cependant souvent aux samamsam bouddha le titre de Bouddha. Le bouddhisme ancien (Théravada, Hinayana ou encore petit véhicule), courant exclusif ou dominant dans toute l’Asie du Sud Est (Birmanie, Laos, Thailande, Cambodge, Viet-Nam, Sri Lanka..) ne reconnaît d’ailleurs qu’à de rares élus la faculté de boddhisatva. L’individu en aura déjà fait vœu dans son samsara (cycle des existences conditionné par le karma, somme de nos actes) antérieur devant l’un des Bouddha du passé - de 6 à 35 selon les textes qui les intègrent dès l’origine au canon pali (à noter en outre l’annonce de Maitreya, Bouddha du futur, par Gautama Bouddha). La « doctrine des Anciens » (Théravada) se revendique doctrine originelle. Incarnée par le Tripikata, ces « trois corbeilles » regroupent de nombreux écrits adossés largement à la parole du Bouddha historique, recueillie par ses contemporains mais tardivement retranscrite.
Le bouddhisme schistique Mahayana (« grand véhicule » en sanscrit – d’où le qualificatif réducteur de « petit véhicule » accolé au bouddhisme originel) puis son dérivé tantrique, le Vajrayana, se développent ultérieurement – respectivement au 1er siècle après J-C en Inde du Nord et dans l’empire Kouchan et au IVème siècle en Inde et au Tibet avant que ses courants ne gagnent la Mongolie, la Corée, le Japon, une partie de la Chine. Il se veut une forme évoluée, supérieure et englobante du bouddhisme primitif. Ses disciples surpassent en nombre l’influence du Théravada. La tentation du grand véhicule, nourrie de nombreux textes (sutras...) et écoles additionnelles, est alléchante : moins élitiste, il accorde à chacun la possibilité du statut / devenir / rôle de boddhisatva. Le Tathagatabarga (« bouddha embryonnaire » « cheminement vers Bouddha »), la nature de Bouddha, aurait ainsi une présence universelle décelable chez tous les êtres sensibles. Bouddha se définit moins, dans cette conception, par l'accession au nirvana: est Bouddha celui qui transcende et annule la dualité samsara / nirvana.
Le Bouddha n'est plus un mais trois manifestations corporelles (les deux premières ne constituant que des biais d'enseignement de la dharma): corps physique (nirmanakaya), l'apparence humaine de Bouddha visible par tous; corps de félicité (sambogakaya), perceptible par les seuls boddhisatvas; corps spirituel ou corps de la dharma, corpus immatériel des enseignements de Bouddha - ou encore le corps, la communication et l'esprit de l'Eveillé. Trente deux signes majeurs (+ 80 secondaires) marquent le corps physique de Bouddha : entre autres, des dents égales et blanches, des yeux très noirs, des doigts longs, les mains et les pieds délicats et surtout un teint d’or avec une couleur d’or (lequel explique la croyance populaire des Birmans en l’acquisition de mérites résultant de la couverture d’or véritable d’un visage, puis du corps tout entier de Bouddha – jusqu’à en avoir rendu certaines statues méconnaissables, d’autres se dessinant dans le temps un charme énigmatique...). La doctrine des trois corps (Trikaya) délite Bouddha, personnage historique, au profit d'une émanation divine cosmique, panthéiste et syncrétique, qui coiffe de multiples et anciennes déïtés. Un Bouddha féminin (en Chine notamment) est alors possible... Le parrallèlisme avec le bouddhisme Théravada birman et l'intégration par Anawratha des nats au culte officiel (cf exposition birmane avril mai 2008) ne concerne que cet aspect précis du Mahayana - sans nulle dépersonnalisation du Bouddha historique.


Bouddha (l'Eveillé en sanscrit, appellation qui lui fut donnée par ses disciples), Tathagata (« allé ainsi», « (celui) venu prêcher (la loi)» ou Shakyamuni (sage du clan des Shakyas)…, ce dernier naît au VIème siècle simple Siddharta (celui qui a atteint son but) Gautama d'un père, souverain du petit royaume de Kosala (Suddhodana) et d'une mère, son épouse (Mayadevi), qui, sur le chemin qui la conduisait à sa propre mère, enfante sous un arbre à Lumbini, au Népal. « Illusion» (Mayadevi) aurait été pénétrée par un éléphant blanc à six défenses, concevant Siddharta en songe – lequel, selon la légende, se serait, sitôt né, accaparé l’univers en marchant vers les points cardinaux ou encore en effectuant sept pas vers le nord avant de pousser un rugissement de lion (symbole de la doctrine bouddhique). Décidemment remarquable, Gautama (orphelin de mère sept jours après sa naissance) apprend les lettres, les sciences, les langues, la philosophie hindoue, la musique, la danse, l'équitation, le tir à l'arc, le combat à la lance, au sabre et à l'épée. Il tombe amoureux tout jeune de sa cousine germaine (Yashodara), fille d'un seigneur voisin. Les deux époux s'installent dans trois petits palais: un de cèdre pour l'hiver, un de marbre pour l'été, un de brique pour les pluies. Rahula, leur fils, naît dix ans plus tard. Insatisfait de cette douce domesticité seigneuriale et des limites physiques que cette vie lui impose (son père a fait tuer celui des 8 voyants qui avait prédit l'éloignement du royaume de son héritier), Siddharta entreprend de longues promenades. Il se confronte au cours de celles-ci à un autre univers et rencontre successivement un vieillard, un pestiféré, une famille déchirée par le deuil qui transporte un cadavre au bûcher et un moine mendiant sa nourriture. Il réalise alors que si son statut le préserve de la pauvreté, il reste susceptible aux trois autres maux: vieillesse, maladie et mort.
Siddharta quitte le palais et laisse au serviteur qui l'accompagne jusqu'à un bois voisin son manteau, ses bijoux et son cheval ainsi qu'un message pour ses proches: il part en quête du salut.
Cette quête prend six années durant une forme d'ascèse extrème. C'est en acceptant le bol de riz d'une jeune fille qu'il appréhende la vacuité des excès qui ne l'ont pas conduit à une meilleure compréhension du monde. Il prône une voie moyenne et la simple valeur de la méditation. Ses premiers disciples y verront une trahison et l'abandonnent.
Siddharta s'installe alors sous un banian (pipal, ficus religiosa) et fait le voeu d'y rester jusqu'à ce qu'il décèle la vérité. Mara, le démon de la mort, s'acharnera à briser la méditation de Bouddha, de crainte que le pouvoir naissant de celui-ci ne libère les hommes de leur peur de la mort. Bouddha résistera aux démons et aux séductrices et accède à l'éveil dans la position de la prise de la terre à témoin (bhumisparsa mudra) de ses mérites passés. L'illumination (Boddhi) procède de la pleine compréhension de la nature et des causes de la souffrance humaine ainsi que des étapes menant à l'annihiler.
C'est à cet enseignement qu'il se consacre durant ses quarante et quelques années de prosélytisme et de voyages. La mort y met un terme en 544 avant J-C avec ses derniers mots: « L'impermanence est la loi universelle. Travaillez à votre propre salut».
© Ethnikan






Superbe très ancien Bouddha en terre cuite tibétain: plaque votive
Terre cuite
Tibet
une très ancienne plaque votive (minimum début XIXème - selon nous beaucoup plus ancienne mais nous ne pouvons la dater avec plus de précision pour le moment)

Prix : 554 €
 
Ancienne amulette Taï Bouddha de protection
Argent, matériau composite
nous ignorons le matériau exact de l'amulette
Est de la Thaïlande

Prix : 141 €
 
Statue de Bouddha couché
Bois, appliqués de chetisun, laque
Myanmar central
figuration du Bouddha atteignant le Parinirvana

Prix : 318 €
 
Bonze d'offrandes
Bois peint, incrustations de miroirs
Est Birmanie
40-50 ans

Prix : 121 €
 
Bhumisparsa Mûdra Bouddha de Birmanie
Bois, thayo
en position de prise de la terre à témoin
Est Birmanie

Prix : 447 €
 
CARTE CADEAU ETHIKAN
- valable un an à compter de la date d'émission de la carte cadeau
- utilisable sur tous les objets et bijoux en ligne
- cumulable avec d'autres cartes cadeaux, ce indépendemment du montant

Prix : 100 €
 
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